Bienvenue pour ce second article dans la série des articles de « Arbitrons à travers le monde ».

L’arrêt d’aujourd’hui est Zoetermeer en Hollande où s’est tenu la Materia Cup BeNeLux.

J’espère que l’article précédent (https://septieme-dommage.fr/report-de-la-materia-cup-de-milan-2026-edit-by-romi/) vous a habitué au format, car celui-ci va être beaucoup plus long, en raison de certains cas qui vont être entièrement détaillés, ainsi que le nombre d’interventions global qui a été bien + élevé.

Petit rappel sur l’écriture et le code couleur mis au point.

En orange, le cas sera mis en avant. En rouge, la problématique qu’il soulève. Et en vert la solution. Comme toujours, avis subjectif quant à la prise de décision. Aucun nom de joueur ne sera cité afin de garder l’anonymat.

Sur ce, préparez-vous pour une longue lecture et allons-y.

Intro : « Les triggers c’est comme le vélo, ça ne devrait pas s’oublier. »

Maintenant qu’on a fait la blague obligatoire sur les vélos, on peut attaquer.

Je suis allé à Zoetermeer accompagné de 4 Lillois en voiture et fut hébergé par John Cerda, le local boy. Head judge une fois de plus, et assisté par Marine T., exerçant son premier exercice de floor judge pour une Materia Cup (sa plus grande expérience étant de s’occuper de l’administratif à l’Euro ou de judge un LQ jusqu’à présent). Je lui indique de m’appeler en cas de doute pour toute question ou si elle ne sait pas quelle décision prendre pour des cas particuliers.

Elle s’en très bien sortie du week-end dans son ensemble et avait la bonne réponse pour toutes les situations où elle est venue me solliciter, juste doutait d’elle-même/préférait être sûre (ne lui demandez juste pas ce que fait Young Excenmille). C’est la bonne attitude à avoir en tant que judge, la remise en question permet de s’améliorer car on creuse les règles ou on apprend de nouveaux cas de rulings.

49 joueurs, 6 rondes de BO3 double deck soit 90 mns par ronde, la journée fut très longue (de 11h30 à 22h30 environ).

A noter également que la communauté BeNeLux est une des plus anciennes d’Europe en terme de joueurs encore actifs, mais également où le niveau global est en deça des autres pays. Je m’attendais donc en venant à avoir + de call judge qu’à Milan. Je n’avais juste pas encore idée à quel point.

La boutique avait un écran tactile géant qui fut bien pratique pour montrer les rondes et le timer (qu’on voit derrière la bande d’espagnols entourant Squalo, le gagnant du tournoi). Quant au stream, j’ai pu faire pour la première fois du stream judge à travers un écran ce qui fut bien + confort pour attraper les erreurs que j’aurais pu rater et interagir avec le chat si nécessaire.

Day 1 : MBM – My Bad Mate.

Ronde 1 :

Une intervention sur le floor, qui provoque par mon absence une intervention nécessaire sur le stream.

La game streamée progresse tranquillement.

Pour celle du floor, Marine m’appelle car elle ne connait pas exactement comment résoudre la situation suivante :

Le joueur A a Cid (WOFF) sur le terrain et le joueur B a révélé un Luth EX, sauf qu’ils ont tous les deux oubliés de mettre en pile la compétence de Cid (WOFF) suite à la résolution de l’ExBurst.

Trigger obligatoire, un seul tour s’est passé et le joueur a une carte en main qu’il ne devrait pas avoir.

Pour le coup, celui-ci fut assez simple à régler car peu de temps a eu lieu et le rewind était donc possible. Le joueur B sur MBM était allé chercher une Fran avec Luth, carte qu’il avait en main lorsque je suis arrivée, mais qu’il a également joué sur le terrain car piochée naturellement (il avait 0 en main au moment de l’ExBurst).

Par conséquent, il suffit de considérer qu’il était allé chercher Fran avec Hurdy, que Cid (WOFF) lui a fait discard instantanément, et on continue la partie. Warning au joueur A qui est le contrôleur de Cid (WOFF) et caution pour le joueur B car il advient des deux joueurs de vérifier que les triggers obligatoires soient respectés.

Maintenant le cas juteux banger ronde 1 (on adore ouvrir les articles sur des dingueries on dirait).

Comme dit plus haut, mon intervention sur le floor me fait rater un play sur la game streamée, MBM vs un autre deck en game 2, le joueur MBM ayant perdu la 1ère.

Le joueur MBM commence la partie avec Montblanc, qui joue Luth depuis la main et va chercher Cornet avant de le jouer et piocher 1, tout ceci tour 0 (1er joueur 1er tour).

Comme vous pouvez le lire, le problème ici est que Luth ne va chercher qu’un AVANT MBM, pas un personnage.

Ceci a créé un board idéal afin de pouvoir jouer Ashe LB au tour suivant, qui a révélé une Penelo, qui fut elle-même jouée par l’effet d’Ashe lors de la battle phase. En l’espace de 2 tours, on a donc creusé pas moins de 20 cartes du deck.

Pas mal non ? c’est un deck budget.

Je reviens donc sur le stream et le chat m’avertit de ce qui s’est passé. Ici je n’ai pas eu 36 solutions à cause du nombre de cartes révélées/piochées et le board créé. Game loss. Elle fut acceptée sans forcer par le joueur qui a reconnu son erreur (de lecture, en bon joueur de TCG), je lui demande de faire attention pour la suite.

Fun fact : MBM fut un deck très présent et le chat a gardé le running gag à chaque fois qu’un Luth a été joué.

Ceci conclut la ronde 1, je ne m’attendais pas donner une Game loss aussi tôt, mais le cas était vraiment trop farfelu pour donner quoi que ce soit d’autre.

Ronde 2 :

Bon, on sort d’une game loss, ça ne devrait pas être pire si ? Dans un sens, non. Dans un autre, si car les meilleurs amis de tous les judges reviennent pour nous jouer des mauvais tours. Et c’est ici que l’on rentre dans l’écriture approfondie même si les cas, eux, ne sont pas (spécialement) complexes, je juge juste utile de faire un rappel COMPLET sur certaines cartes afin que vous acquériez du savoir qui n’a pas de prix.

Game en stream, un Akstar est joué.

Encore lui. Notre némésis à tous. On a déjà parlé de lui en détail sur l’annonce de la mise en pile/résolution lors du précédent article, donc pas besoin de retourner là-dessus. J’ai du juste mettre une caution à un joueur car il n’a annoncé sa cible/ordre de stack qu’une fois que le joueur adverse ait dit « ok », à savoir en résolution. Or, tout doit être fait à l’activation.

L’intervention nécessitant du détail est celle sur le floor, Marine m’appelant pour un Tidus LB.

Joueur A joue Tidus LB, le Joueur B call judge. Le joueur B semble persuadé que son adversaire n’a pas le droit de payer les 3 CP eau et Marine n’arrive pas à lui faire entendre raison. Je dois donc me déplacer. ?

En gros, le joueur tentant de faire Tidus avait les 8 avants/soutiens et il souhaitait payer 3 Eau. Ce n’était pas encore résolu. J’étais un peu dubitatif quant à l’intention du joueur B ayant call judge car lorsque je lui redonne le ruling, il essayait de dire que l’adversaire n’avait pas call les 3 effets et qu’il ne pouvait donc pas payer et ne pouvait donc en faire aucun (la carte dit bien jusqu’à 3). Mais le paiement n’a pas été fait. Il finit par accepter que le Tidus va se résoudre en entier. Il est revenu me voir après la ronde afin de redemander une explication car il n’était toujours pas sûr d’avoir compris. Du coup, voici pour vous tous, comment marche Tidus LB, carte contenant :

  • Une Auto conditionnelle
  • Une auto en deux parties/mises en pile.
  • Multi-modal

Avant d’entamer l’explication, je vous invite à lire en complément l’article de Haku qui contient également toutes ces infos : https://septieme-dommage.fr/134296-2/

1 – La première compétence automatique de Tidus est une auto conditionnelle, à savoir qu’elle ne se met en pile que si la condition est respectée. Les auto-conditionnelles ont leurs conditions vérifiées à la fois à la mise en pile ET à la résolution. Contrairement à certaines compétences auto, qui elles n’ont des conditions vérifiées uniquement à la résolution. Le meilleur moyen d’apprendre cette différence est d’apprendre/lire Paine opus 1 Starter.

1ère compétence : auto conditionnelle

2nde compétence : auto avec condition uniquement à la résolution

Revenons à Tidus. La condition est ici d’avoir 8 avants et/ou soutiens. Ici c’était le cas, et le joueur adverse n’avait aucun moyen d’interagir avec le board. Donc elle allait forcément se résoudre.

Les cas récurrents que l’on croise avec Tidus, à l’époque de Mono eau, étaient que les joueurs n’avaient que 7 avants/soutiens et voulaient transformer un Dragon Bleu en avant sur la pile de Tidus. Sauf que comme expliqué, point de pile car pas de condition remplie. Il est toutefois tout à fait possible de faire ceci avec 8 avants/soutiens, si l’adversaire en tue avant la résolution, afin de ré avoir le compte nécessaire.

2 – Il est utile de rappeler un testament sacré dans FFTCG : Toute compétence mise en pile ne fait rien tant qu’elle n’est pas résolue. La seule exception où une action de votre part est requise est le cas où une compétence vous demande de « Cibler » quelque chose ou d’en effectuer le paiement pour les action/special ability. Ceci doit être fait lors de la mise en pile. Mais tout autre texte n’est effectué qu’à la résolution : Piochez, Dullez, Cherchez, Payez X…  C’est important ici pour un souci de « timing » et de fenêtre de réponse. A partir du moment où vous laissez l’adversaire payer les 3 CP Eau, nous avons résolu la première partie de la compétence auto de Tidus et la seconde se met automatiquement en pile. Il est alors trop tard afin de pouvoir empêcher la condition d’avoir les 8 avants/soutiens.

3 – Une fois le paiement effectué, le multi modal rentre en action. On choisit le nombre d’actions à effectuer (TRES IMPORTANT DE DIRE 3), et on déclare les cibles pour les deux effets nécessitant une cible avant de passer la priorité à l’adversaire. Si vous n’avez pas explicitement dit « je fais les 3 effets » ou « je cible cet avant, ce soutien et je veux piocher 2 », à la résolution, votre adversaire aura raison de call judge s’il vous voit commencer à piocher.

Ceci conclut le petit Tidus LB refresher. Mais on en a pas fini avec les 5 CP multi-modal, attendez la suite …

Ronde 3 :

Game en stream – Ici pas de grande erreur de ruling mais plutôt de « comportement » de joueurs.

A FFTCG les joueurs prennent beaucoup de raccourcis, surtout sur les passages de priorité. Il faut dire que quand les plays sont limpides, on a tendance à vouloir aller vite. Mais les passages de priorité sont obligatoires et il faut les respecter. Vous ne saurez jamais si votre adversaire n’a pas un effet « surprise » à un moment T.

Ici, un joueur de MBM a fait la séquence suivante :

Ashe LB présente sur le terrain. Il déclare son Attack Phase, paie immédiatement 1 CP pour l’effet d’Ashe et joue également son personnage de coût 3 ou – sur le terrain.

Non pas 1, non pas 2, mais 3 fenêtres de priorité grillées + une résolution d’effet sans laisser l’adversaire répondre : -16 points sur le permis et retrait du droit de jouer à FFTCG. 

Ok, l’adversaire était full tap et n’avait que 2 en mains, mais ça aurait pu être Cuchulainn. Prenons notre temps, confirmons qu’on a le droit de rentrer en attack phase et déclarons la compétence d’Ashe et demandons si ça passe avant de se presser. Warning pour le joueur MBM.

La game se finit sans autre problème et je vais check le floor. Marine m’interpelle pour m’indiquer que des joueurs lui ont fait part d’une situation avec Ifrit (XVI) et Ashe opus 26 sur une game déjà terminée.

Ils m’expliquent que lors d’une battle phase, un Ifrit (XVI) a attaqué, s’est fait bloquer par Ashe.

Ils ont toutefois cru qu’Ashe se buffait elle-même de 2000 de force, et a donc survécu en tuant l’Ifrit (XVI).

Le problème d’avoir des espagnols, allemands et français dans la même salle où on joue avec des cartes anglaises j’imagine ? le clash de langue est toujours présent dans les tournois internationaux. La véritable problématique ici est qu’ils ont intentionnellement décidé de continuer la partie sans appeler un arbitre et ne nous ont notifié qu’après le résultat.

Evidemment pas de solution à apporter, elle aurait dépendu du stade et de l’avancée de la game au moment où le judge call aurait été fait. Ça aurait pu aller du warning à la double game loss (que j’aurais d’ailleurs pu appliquer rétroactivement mais bon …).

Ce qu’il faut retenir ici, c’est ce que certes vous avez fini votre partie, mais elle n’a pas été clean, alors qu’ils incombent des deux joueurs qu’elle le soit. Peu importe à quel moment l’erreur est repérée, il faut appeler l’arbitre afin qu’il puisse trancher. Ici je ne peux évidemment pas interagir sur la partie finie, mais je leur donne quand même chacun un warning sur le fait de ne pas avoir appeler les judges délibérément.

Game en stream – Gullwings.

Un deck que nous n’avons pas encore trop vu en stream et donc pas beaucoup judge. Ou peut-être que les espagnols présents à Milan connaissaient si bien le deck que ce ne fut pas nécessaire ?

En tout cas ici, notre joueur Gullwings a frôlé la game loss avec une succession de triggers obligatoires oubliés.

Le premier fut d’avoir Yuna sur le terrain, fait rentrer un avant d’un élément différent du sien (via sa compétence d’Action ou en lancer normal depuis la main/LB, peu importe).

Le second fut lors d’une attack phase, Paine 6CP a bloqué un Bartz 8CP (les deux cartes ont 9000 de force) et les deux sont alles en Break Zone suite au combat.

Pour Yuna, le problème vient du fait qu’il n’ait pas annoncé sa cible pour l’effet automatique qui s’enclenche à l’entrée de jeu de l’avant.

On a déjà parlé du cas des triggers obligatoires avec Citra lors du récap de Milan, warning, on lui demande de faire attention pour le reste de la partie (ce qu’il a fait) et on passe à autre chose.

Pour Paine, le souci fut un peu plus grave. Comme vous pouvez le lire, Paine a une compétence de terrain qui dit qu’obligatoirement, lorsqu’un avant adverse ayant reçu des dégâts est mis en Break Zone, il doit être retiré du jeu à la place. Le fait que ca n’a pas été le cas a fait qu’au tour suivant, le joueur de Glace/Vent Cristaux a pu jouer une Shantotto pour 1 CP (l’adversaire n’avait qu’une carte en main) et récupérer ce même Bartz et le jouer pour 3 Cristaux, un play qui lui a permis de remettre du board alors qu’il n’avait rien de bien mieux à faire à part ça.

J’étais occupé par un call sur le floor pour un cas mineur quand ceci est arrivé et le chat Twitch a relevé ça trop tard pour que je puisse le relire. En effet, Paine se voit elle-même et l’avant bloqué aller en break zone et sa compétence auto se déclenche donc bien. La game s’est finie mais j’ai quand même donné double warning aux joueurs.

Le cas du floor en question était assez simpliste mais j’ai dû prendre le temps d’expliquer à la personne qui avait du mal à comprendre.

Un joueur de Refia/Warrior of Light joue Faris et met la compétence auto de mettre 1000 au board sur la pile. En réponse, l’adversaire utilise Porom afin de faire perdre à Faris toutes ses compéntences.

On l’a expliqué précédemment lors du pavé Tidus LB, les compétences auto ne font rien tant qu’elles sont sur la pile.

La joueuse Warrior of Light était persuadée que les 1000 de dégâts étaient déjà résolus et qu’elle pouvait donc choisir les cibles pour infliger 3000 de dégâts. Porom lui faisant perdre les compétences avant la résolution, elle n’aura plus sa seconde compétence automatique, et les 3000 de dégâts ne pourront pas être infligés.

Ronde 5 :

Sur le floor – Le fameux cas « subjectif » sur la sanction à appliquer.

Mono terre contre FF XII (Sky Pirate).

Le joueur d’FF XII a attaqué avec une Fran face à un terrain vide, joué un soutien via son effet, ce qui a engendré une pile. La pile a dû être compliquée ou longue, car elle en a fait oublier au joueur mono terre de prendre son dégât, ce que notre ami FF XII n’a également pas remarqué. A noter que le call judge suite à leur réalisation n’a été fait que 2 tours plus tard, alors que mono terre a eu le temps de monter à 5 backups et à Fran de jouer d’autres cartes en attaquant …

On se retrouve donc sur une situation similaire à celle de la ronde 1 qui a donné lieu à une game loss, sauf qu’ici deux personnes sont responsables (on pourrait argumenter que pour le cas de la ronde 1, l’adversaire aussi est responsable de lire l’effet de Luth … mais passons). Mono terre n’est pas connu pour ses ExBursts, mais pour juger ceci de manière la plus impartiale, il ne faut pas prendre en compte le nombre d’exbursts, juste la possibilité qu’il y aurait pu en avoir un. Evidemment, tout comme la ronde 1, trop de cartes ont été piochées/jouées qui ont engendré des recherches dans les decks … impossible à rewind.

Je profite donc du format du tournoi (BO3 Double deck pour rappel), afin de mettre une double loss aux joueurs, ce qui les met à 1-1 avec leurs decks validés, et les force à aller à la game 3 direct avec leurs decks restants.

FFTCG est un peu unique dans le monde des TCG car la double loss n’existe pas dans la plupart des autres jeux. Ils ont plutôt des égalités/draw. Mais afin de valider un deck, il faut bien gagner avec, donc petit « abus » de règles afin de se sortir de cette situation. J’avais au départ dit que c’était double loss 0-0 et ils recommencent le BO3 mais ils auraient dû faire au total 4 games, et c’est un BO3 pas un BO4, d’où mon 180° pour dire 1-1.

Ronde 6 :

Game en stream, un joueur Warriors possède Clive opus 24 ainsi que Lena opus 21 sur le terrain.

Il attaque avec Clive, et touche un ExBurst. Après la résolution de l’ExBurst, l’adversaire lui indique qu’il n’a pas d’autre choix que de résoudre Lena en premier, puis de résoudre Clive, défaussant la carte piochée avec Lenna avant de piocher 2.

La logique de l’adversaire ici est que Lena dépendant de l’exburst, elle se résout forcément en premier. Mais ce n’est pas du tout le cas. Parlons un peu des ExBursts et des compétences automatiques liées au fait de prendre un dégât.

On sait depuis l’opus 1 grâce à Laguna L que lorsqu’une carte inflige un dégât, même si un ExBurst est révélé et tue l’avant en question ou lui fait perdre ses compétences (Cuchulainn, Odin …), l’avant s’est vu infliger le dégât à l’adversaire (c’est un peu la même logique que la Paine de la ronde 4 ou qu’un Léviathan 9 CP se voit lui-même être remonté en main, le trigger a bien eu lieu même si la carte a changé de zone entre temps).

La compétence est enclenchée mais ne peut pas être mise en pile tant que le joueur n’a pas récupéré la priorité, ce qui est empêchée par l’ExBurst car celui-ci ne passe pas par la pile et doit être résolu en premier. Toutefois la compétence est bien en attente d’être mise sur la pile. Donc peu importe ce qui arrivera à l’avant ayant généré la compétence, celle-ci ira en pile dès l’ExBurst résolu.

C’est ici la même chose pour Clive, mais également pour Lena.

Le joueur Warriors est donc tout à fait en droit de choisir l’ordre de mise en pile des deux compétences automatiques selon l’ordre de son choix. On voudra mettre Lenna sur la pile en premier, puis Clive, afin de résoudre dans l’ordre inverse, défausser (0 carte) et piocher 2, puis piocher 1 avec Lenna pour finir avec 3 en mains.

Il n’y avait pas de mauvaise intention de la part du joueur adverse, donc simple caution sur le fait de « dicter » des plays et la partie continua.

Ceci conclut le day 1 et on a déjà quasiment autant de pages que l’article entier de Milan. Diantre. Et y a des cas encore plus compliquées Day 2 ? Aled. (Bon pas tant que ça mais en tout cas il reste encore des choses à écrire).

On quitte la salle à 22h30, pour dîner into deck check. Je prends les 16 decks du top 8 avec moi, mais je n’ai eu la force de ne faire que 4 joueurs avant de commencer à ne plus voir très clair vers 00h40, donc je décide de laisser 2 joueurs à Marine pour le lendemain, et 2 pour moi afin de gagner du temps.

Day 2 : Deck check

Gagner du temps j’ai dit ? Sweet summer child.

On retourne au local et je donne 4 decks à Marine, j’en fais moi-même 4 autres. C’est l’occasion pour moi de détailler l’importance des deck checks pendant un tournoi.

Le deck check peut être fait à deux moments, soit pendant les rondes de manière aléatoire (mais il faut avoir assez de staff afin de détacher quelqu’un pour le faire … ici on est que deux donc pas question) et l’autre est évidemment avant le top cut. Le but du deck check est de vérifier l’intégrité des sleeves, des cartes et du deck par rapport à la deck list. On peut trouver des sleeves marquées/endommagées/différentes teintes de couleurs, des cartes qui courbent dans un sens, des cartes sous perfect sleeves et d’autres non. Il est utile d’avoir plusieurs paires d’yeux pour le deck check, car certaines personnes verront des choses que vous n’avez pas vues et inversement. Mais en soit, on vérifie d’abord que la deck list correspond, puis on vérifie l’état du deck sous tous les angles. J’ai vu un peu de tout au fil des ans pendant cet exercice mais pour le coup j’allais quand même découvrir quelque chose de nouveau dans quelques instants.

En comptant les 4 joueurs que j’avais déjà deck check la veille, et sur les 3 suivants, rien de super notable jusqu’à présent, surtout du resleeving. Quand on atteint le dernier deck toutefois, Marine me demande de venir vérifier quelque chose car elle a un doute. Elle m’indique qu’elle arrive à retrouver les 3 Yuffie de manière constante, ainsi qu’un Clavat endommagé (littéralement plié dans un coin). Elle me fait une démo, puis je cherche sans qu’elle me dise comment elle a fait. C’est crucial car ça permet de voir si une personne lambda pourrait voir la chose ou non pendant une partie. Voici comment le deck se présente vu de face/haut :

Le Clavat ne figure pas sur la photo car la carte est tellement pliée qu’elle provoque un creux énorme par rapport aux autres cartes. Les Yuffie sont assez faciles à repérer car elles sont également un peu bend/curvéses et provoquent un creux par rapport au reste du deck. Toutefois, je repère une autre anomalie, et après avoir sorti les cartes 1 par 1, je me rends compte qu’il s’agit de 3 Vaan. Deux playsets de cartes cruciales, ça commence à faire beaucoup. Du coup je répète l’exercice afin de voir si je peux reproduire le pattern. J’y arrive 1 fois, 2 fois, 3 fois … toujours Vaan et Yuffie peu importe le nombre de fois où je shuffle. Là ça commence à devenir compliqué. Sans preuve de quoi que ce soit (ni les cartes ni les sleeves ne sont marquées), il est difficile de juger que c’est de la triche intentionnelle, seul le fait que ce soit 2 playsets de la même carte porte à croire que c’est le cas. Je commence à contacter différents judges afin d’avoir leurs opinions, le premier étant Morita-san d’Hobby Japan. Mon opinion initiale est de « withdraw » le joueur, à savoir le retirer du tournoi mais avec la possibilité de garder ses lots. Toutefois, dans une suspicion de triche, le but est de prouver que la personne a effectivement triché donc le retirer du tournoi est contre-productif. Le premier judge à avoir répondu me suggère de le laisser dans le tournoi et le surveiller, afin d’au moindre doute le disqualifier instantanément. Argument recevable mais je n’étais pas fan de devoir le laisser avec le deck en état dans le simple but « de l’attraper » si jamais il s’avérait que c’était de la triche intentionnelle. La seconde personne était comme moi partisante du « withdraw ». Morita-san m’a répondu en dernier, après avoir concerté d’autres personnes d’Hobby Japan (rappel : on est dimanche lors de ces faits), et m’indique qu’il est d’avis de mettre un warning massif, lui faire changer ses sleeves, le surveiller et d’avertir la personne que, si répétition de cette situation à tout tournoi futur, des actions beaucoup plus drastiques seront entreprises. Ici c’est le plus fair pour tout le monde, et surtout on avertit le joueur dans tous les scénarios possibles : triche intentionnelle ou non, elle sait.

Du coup j’appelle le joueur concerné, lui montre que j’arrive à trouver (pour la 9ème fois d’affilée) les 6 cartes mentionnées et l’avertit. Il s’avère que les 6 cartes ont été prêtées (ce qui a tendance à distinguer des cartes d’autres), mais ici toutes les cartes étaient non foil, le souci était les sleeves. Elle m’a autorisé à partager cette vidéo afin d’éduquer sur l’importance du deck check, donc merci à elle et voici le tour de magie.

Par rapport à la photo du dessus, il faut en fait repérer les sleeves qui sont « ondulées » (si vous utilisez des dragon shield depuis longtemps, vous savez de quoi je parle) mais uniquement au centre de la sleeve et une seule vague, pas tout le long.

Les Yuffie avaient des vagues et des écarts assez grands, mais les Vaan étaient tous petits, les rendant plus compliqué à trouver.

Tout ça pour dire qu’on a perdu 1h40 mns sur ce deck check, l’équivalent d’une ronde entière … pas top.

Si vous voulez vous assurer de présenter un deck clean en tournoi et éviter tout problème, voici ce que vous pouvez faire :

  • Vous assurer que vos sleeves/oversleeves soient neuves
  • Vous assurer que la couleur de vos sleeves/oversleeves soient unies
  • N’utiliser que des cartes non foil OU BIEN des foils/FA, pas un mix des deux
  • Vous assurer que vos sleeves n’aient pas de coins marqués (en général à cause du mélange mais parfois par défaut de fabrication)

Après avoir géré tout ça, on démarre enfin le top 8 ainsi que le local qualifier en side event, dont s’occupera Marine.

Top Cut :

Pendant le top cut, il n’y pas eu beaucoup de situations « uniques » comme lors du day 1, mais beaucoup de cas génériques qui sont intéressants à report, car ils me permettront d’expliquer des situations que vous rencontrerez beaucoup en tournois, aussi il est utile pour vous de connaître comment tout marche.

Le premier cas de la journée arrive en game 2 d’un match de top 8 sur le floor. Un des joueurs a malencontreusement pioché 6 cartes pour sa main initiale avant de call ou non le fait de mulligan. Bon ici pas trop besoin de faire de grandes lignes pour expliquer pourquoi c’est un problème, surtout qu’il a mélangé sa main en réfléchissant et n’est plus sûr de la 6ème carte qui devrait normalement retourner sur le dessus du deck.

Ici, avis subjectif encore une fois. Il est possible de prendre une carte aléatoire, la remettre au-dessus du deck, mélanger et le laisser mulligan s’il le souhaite. J’ai jugé que cela pouvait le priver d’une bonne main toutefois (avant la pioche de la 6ème carte) même si je ne connaissais ni la main initiale sans la 6ème carte, ni la carte en question. Du coup, j’ai préféré lui faire shuffle sa main entière et représenter le deck pour cut, puis piocher comme s’il commençait la partie mais sans possibilité de mulligan. Avec un warning évidemment.

A noter que dans le cas où on procède à un mélange d’un deck, si jamais les cartes du dessous sont connues, car mises en dessous par un effet, telle qu’Ashe ou Penelo qu’on a vu un peu plus tôt, il est important de mettre toutes les cartes connues de côté et de mélanger le reste, puis de rassembler le tout. Petite info supplémentaire utile.

A une autre table, deux joueurs font un match miroir de mono feu. L’un d’eux utilise Cloud et veut mettre 8000 de dégâts à Terra et retirer deux cartes dans la break zone adverse, dont 1 Ifrit 1 CP (qui est la seule invocation dans la break zone). Les joueurs se demandent comment Terra affecte la résolution de Cloud ?

Ici, il n’y a pas de problème niveau arbitrage, car rien d’illégal n’a été commis. Je trouve juste le cas utile afin de parler en détail de Cloud et du « ciblage » en général, même si on a déjà abordé légèrement le sujet lors du report de Milan.

Je vais aborder la pile en détail et expliquer tout ce qui est impliqué à chaque étape.

  • Cloud rentre sur le terrain et sa compétence auto rentre en pile, nécessitant de sélectionner 0, 1 ou 2 actions, et si les actions sélectionnées le requièrent, choisir les cibles. L’action 1 et 2 ont des cibles obligatoires, aussi il n’est pas possible de les choisir légalement sans avoir de cibles possibles. Si la personnant jouant Cloud entreprend ces actions, on doit rewind (retourner en arrière) et choisir de nouvelles actions. A noter que dans le cas d’une invocation, on revient même en arrière AVANT de lancer l’invocation. Pour l’action 3, comme expliqué lors du report de Milan, il est tout à fait possible de choisir 0 cartes dans la Break zone adverse tant qu’on a une cible pour l’action 1 ou 2, et que celle-ci reste valide à la résolution. Nous piocherons bien 1 carte quand même. Et enfin pour l’action 4, il est obligatoire de prendre au moins une cible pour l’action 1, 2 ou 3, et qu’elle le reste jusqu’ à la résolution, sinon impossible de jouer le personnage de catégorie VII. Une fois toutes les actions choisies, Cloud va créer un effet combiné des deux actions choisies et le mettre dans la pile. Ici : « Choisissez 1 avant. Infligez lui 8000 points de dégâts. Choisissez jusqu’à 2 cartes dans la break zone de votre adversaire. Retirez-les du jeu. Piochez 1 carte »
  • Bon avec tout ça mis à plat, comment Terra interagit avec l’action 1 + 3 ? Avant toute chose, Terra dit « Aucune invocation dans votre break zone ne peut être retirée du jeu par des invocations ou compétences de votre adversaire ». Il est important de noter qu’elle ne dit pas « ne peuvent pas être choisies par les invocations ou compétences » comme par exemple Kalmia ci-dessous

Les invocations sont donc des cibles légales pour Cloud, même si à la résolution celles-ci ne seront pas effectivement retirées. Malgré tout (et admettons, même si Cloud avait ciblé 2 invocations dans la Break zone), de par leur légalité, Cloud piochera 1 carte.

  • La résolution d’une carte multi-modal se fait toujours dans l’ordre d’écriture des actions. Ici Terra va prendre 8000 points de dégâts puis on retire la carte non invocation de la break zone et piocher 1. Les rules processes vont ensuite entrer en jeu avant qu’un joueur ne récupérer la priorité, Terra va finir en break zone ayant pris + de dégâts que sa force, ce qui met sa propre compétence automatique sur la pile. L’adversaire pourra donc récupérer Ifrit depuis la break zone.

Ce point est important et peut être lié à un autre cas qu’on a abordé lors du report de Milan avec l’Empereur LB.

Voici deux situations l’impliquant :

De par les rules processes, L’Empereur est toujours sur le terrain” -> “Les rules processes n’ayant pas encore eu lieu, L’empereur est toujours sur le terrain

Imaginons chaque ExBurst séparément. Dans le premier cas avec Léviathan, si on choisit l’action 1 et 3 comme à Milan, l’effet devient « Choisissez 1 avant contrôlé par votre adversaire. Renvoyez le dans la main de son propriétaire. Choisissez 1 avant eau dans votre break zone, ajoutez-le à votre main ». Donc, à la résolution, on renvoie d’abord Empereur en main (et donc dans le LB deck), puis on récupérer un avant eau dans la break zone : Empereur LB n’est plus pour le voir, donc pas de pioche pour son contrôleur.

Dans le cas d’Ifrita toutefois, On inflige d’abord 7000 de dégâts à l’Empereur puis on cherche une carte Ifrita dans notre deck. Les rules processes n’ayant pas encore eu lieu, L’empereur est toujours sur le terrain lors de cette recherche dans le deck, et ne sera mis en break zone qu’une fois l’effet d’Ifrita résolu. Donc on pioche 1 carte !

Les rules processes ne sont pas contrôlés par les joueurs, et sont check automatiquement dès qu’une tentative de passage de priorité est effectuée. Si vous êtes curieux, je vous invite à aller les lire en détails dans les règles avancées, ils peuvent provoquer des situations peu habituelles !

Histoire d’aller toujours plus loin dans le détail, je vais me permettre de rajouter une carte de plus, qui ironiquement s’appelle aussi Cloud.

Bon on a déjà vu une carte multi-modal avec une compétence auto conditionnelle dans le cas de Tidus avec les 8 avants/soutiens, et en plus je vous ai expliqué Paine, donc facile me direz-vous : Cloud rentre sur le terrain, on met en pile sa compétence auto uniquement si on a un avant de job « Membre d’Avalanche », on choisit nos actions, et si jamais l’avant « Membre d’Avalanche » meurt, on annule tout !

Et bien non, ici la condition ne s’applique pas à la résolution des actions, mais uniquement à la mise en pile des effets. Je sais c’est traître, mais une fois une « sélection » validée, elle ne peut plus être invalide. Ça a choqué bien des joueurs à l’époque, mais c’est comme ça que ça marche. Les multi-modals « cassent » les règles du jeu. Toutefois, de la même manière que si Cloud perd sa cible (en admettant qu’on ait pris l’action 1 ou 2 ET la 3), pas de booster ! Il vaut parfois mieux ne prendre que la 3 pour s’assurer le gain de booster.

Vous êtes désormais (normalement) un expert sur les multi-modals, félicitations à vous !

Top 4 :

Deux situations intéressantes pendant le match sur le stream.

La première va nous permettre de parler des compétences forçant les avants à s’infliger des dégâts, et faire le parallèle avec les capacités infligeant la force d’un avant en tant que dégâts.

Le joueur de mono terre affronte un board aggro de MBM. Il ramène Emet Selch, qui permet d’aller chercher Prishe, puis joue Prishe, qui choisit Penelo en face. Emet Selch choisit un autre avant pour les 8000. En réponse, le joueur MBM active la compétence d’action de Penelo.

Pour la compétence de Penelo, le joueur de mono terre a sélectionné sa Prishe. En soit ici, pas de vrai problème niveau arbitrage, juste un ruling utile à connaître.

Prishe indique « Prishe et l’avant choisi s’infligent mutuellement des dégâts égaux à leur force respective ». Difficile de faire du mutuel quand Prishe manque à l’appel. Du coup Penelo survit.

Petite erreur de la part du joueur, qui finit par jouer une seconde Prishe afin d’achever la Penelo pour de bon cette fois.

Il faut donc retenir que toute carte demandant à deux avants de s’infliger des dégâts ne fonctionnera pas si l’un des deux avants ciblés disparaît avant la résolution de la pile, quel que soit le moyen (retiré du jeu, mis sous/sur le deck, détruit…).

C’est également le cas même si les dégâts ne vont que dans un seul sens, comme avec Raubahn.

Enfin, il est important de retenir également que ceci n’est pas des dégâts dû à une compétence. Les dégâts sont le résultat d’une « bataille » entre deux avants, qui a été provoquée par une compétence. Différence subtile mais importante.

Maintenant, voyons la nuance avec une compétence demandant d’infliger des dégâts égaux à la force d’un avant.

Vous remarquerez de suite que la différence d’écriture est que c’est le joueur qui inflige les dégâts, tout comme une invocation demanderait d’infliger 5000 de dégâts. « Infligez-lui ». On utilise simplement la force de l’avant comme référence. Du coup, que se passe-t-il si on remplace Prishe dans notre exemple avec Penelo par Guerrier de la Lumière ou Sophie ? Et bien les règles stipulent qu’une compétence nécessitant une information comme référence utilise la dernière information connue. Ici la référence est la force de l’avant. Même si l’avant venait à disparaître, on garderait les 8000 de force de Guerrier de la Lumière ou les 5000 de Sophie comme dégâts à infliger. Evidemment, Sophie n’étant plus sur le terrain, elle ne doublera pas les dégâts grâce à sa capacité de terrain.

 

L’autre situation fut pendant la game de Warriors vs MBM. Encore une fois pas de ruling/problème.

Un taivas top decké rentre seul sur le terrain face à une armée MBM activée. Immédiatement, le joueur MBM utilise la capacité de Penelo pour challenge le fait qu’il ait un guerrier ou non en main à jouer sur Taivas avant que l’effet de chercher se résolve. Un Akstar est joué, ce qui entraîne de nouveaux effets en pile sans importance.

C’est là que sur le chat, quelqu’un écrit qu’il espère que le joueur warriors n’oubliera pas d’aller chercher avec Taivas car c’est obligatoire.

C’est ce point qui m’a fait me rendre compte que le mot clé « Chercher » et les compétences qui lui sont liées n’est pas encore clair pour tout le monde. Donc faisons un refresher complet comme pour Cloud et les multi-modals !

Je vais présenter ici 4 cartes différentes ayant le mot clé « Chercher ».

Commençons par expliquer le mot clé « chercher ». « Chercher » indique l’action de prendre son deck et chercher une carte, parfois avec une restriction sur le type, la catégorie ou le nom, et l’ajouter à sa main puis mélanger son deck. Il est possible, dans le cas où une restriction sur la carte à chercher existe, de « ne pas réussir à trouver », même si une carte correspondant à la restriction se trouve dans le deck.

Donc si on lit Taivas, il est écrit « vous pouvez chercher 1 job Guerrier ou nom de carte Guerrier ». La première chose importante ici à noter est « VOUS POUVEZ ». Toute compétence avec « Vous pouvez » peut être refusée par le joueur s’il ne souhaite pas l’entreprendre. C’est la même différence entre les « triggers obligatoires » et les « trigger optionnels » que nous avions déjà mentionné avec Lulu et Citra.

Si on lit Yuna juste à côté, la recherche est liée à une compétence d’action, qui nécessite un coût. Ces compétences rendent les actions qui leur sont liées obligatoires. On n’a donc pas d’autres choix que d’aller creuser dans notre deck.

Dans le cas de la recherche dans le deck, retenez ceci. La grande majorité des cartes ayant une compétence automatique qui permet de chercher une carte dû à l’entrée de la carte sur le terrain ont « Vous pouvez » d’écrit avant le mot « chercher ». Aucune d’entre elle n’est obligatoire.

Des exceptions existent, comme d’habitude, sur les cartes multi-modals ainsi que lorsque la compétence auto est en deux temps.

Dans le cas de Meeth, on considère que si on décide de résoudre l’auto, on va jusqu’au bout et le fait de vouloir chercher n’est pas optionnel. Et dans le cas d’Alisaie, on voit que « vous pouvez » est manquant.

Maintenant voyons les deux derniers exemples.

Thordan VII et Mog (XI) sont écrits de la même manière que Taivas et Yuna respectivement, mais avec une grande différence. Ils disent tous les deux « 1 carte ». 1 carte c’est n’importe quoi, pas de restriction. Aussi, il est donc IMPOSSIBLE de dire qu’on n’a « pas réussi à trouver » une carte dans son deck une fois qu’on a commencé la recherche. Oh et au fait, le fait de prime/transformer un Dominant FF XVI compte comme une recherche, donc on peut ne plus avoir de cible ou « ne pas réussir à trouver », mais il reste obligatoire de chercher car un coût est lié à la carte.

Maintenant vous allez me dire « ok Romi c’est pas mal mais en quoi ça va m’aider en tournoi ? ». Tkt bb j’y viens.

Et pour cela on va ressortir nos 3 copains habituels préférés :

Pour l’Empereur, assez simple, il a juste besoin de voir n’importe quoi qui veuille chercher, ExBurst ou non.

Il se soucie que la recherche soit complétée. Pour Lenna et Cid (WOFF), évidemment c’est uniquement sur des ExBursts. Mais c’est là que la chose devient intéressante par rapport aux tournois.

Pendant le tournoi lors du Local Qualifier, un joueur de mono terre était derrière et prend un dégât, révélant Ingus Ex Burst. Evidemment ravi, il prend son deck et commence à chercher le meilleur avant terre qui lui permettrait de revenir.

Sauf qu’il réalise pendant sa recherche que Cid (WOFF) (ou Lena, ça marche aussi pour ce scénario) est en face sur le terrain, et décide finalement de ne pas faire la recherche.

Vous l’aurez compris vis-à-vis des explications sur la recherche de cartes, ici l’action a été commencée, et ne peut pas être « annulée ». Le joueur pourra s’il le souhaite « ne pas réussir à trouver » 1 avant terre, mais l’ExBurst a bien été utilisé. Donc Lena et Cid (WOFF) iront bien en pile.

C’est important de savoir ce qui est permis ou non, et évidemment selon le rang du tournoi, vous pourrez être plus cléments avec les joueurs et leur permettre de revenir en arrière. Toutefois, ils ont regardé leur deck et obtenu un shuffle gratuit … Mais à haut niveau, ce n’est malheureusement pas possible. Toute action légalement commencée, même si c’est une erreur (missplay) doit être achevée.

Conclusion :

Et bien, que de choses apprises dans cet article ! Plus d’excuses lors de la Materia Cup Paris dans quelques jours !

J’espère que vous avez tenu et apprécié le double de pages par rapport à l’article précédent, en théorie, ça devrait dire qu’il y aura moins de contenu pour les prochains.

Lors de la Materia Cup Paris que j’head judgerai aux côtés de Haku au floor, avec le format de l’Euro, à quelles nouvelles situations seront nous confrontés ?

Stay tuned pour le découvrir, à la prochaine !

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